Enrichir le réel et remplir un rôle d’intermédiation, de décryptage pour le client
26 mai 2008
Dans un vieux document j’avais écrit, pour m’amuser, e-tourismus delendus est. En effet, je pense que le concept d’”e-tourisme” prend insuffisamment en compte les enjeux de demain. Certes vous direz que je joue avec les mots, certes…
La définition traditionnelle, y en-a-t’il vraiment une ?, du e-tourisme est qu’il « concerne les acteurs du tourisme qui développent leurs activités via Internet » ou du point de vue du consommateur « Le Tourisme Electronique, autrement nommé le E-Tourisme, est un moyen de préparer, d’organiser et de réserver ses vacances via internet. ». C’est, à mon sens, une approche qui n’englobe pas tous les enjeux du tourisme sur LES internet.
La vision traditionnelle du e-tourisme se résume à conquérir, séduire, informer, réserver et fidéliser le consommateur. Il convient plutôt de parler de tourisme et technologies de l’information et de la communication (TIC). Les TIC ne sont plus simplement une couche qui s’ajoute au produit ou qui permette de le vendre. Les TIC doivent être de plus en plus au cœur du produit. L’enjeu est de bien penser l’intégration d’Internet/TIC dès la conception de l’offre. L’idée de base est donc de bien mettre les TIC au cœur du produit (wifi dans les hôtels, guides numériques pour la visite…).
Les consommateurs sont de plus en plus à la recherche de services leur permettant de vivre pleinement leur séjour. Les audioguides, ou bien les mobiles multimédias (GPS) pour répondre aux besoins de médiation et d’explications à la carte d’un lieu ouvert : expliquer ce que je vois, où je peux aller. L’idée maîtresse est d’aider les touristes à mieux comprendre et à se repérer. Les « Géo services » sont devenue la nouvelle coqueluche du voyageur car ils permettent de visiter un lieu à son gré, selon ses envies, dans la langue de son choix, à la vitesse de son choix et sans être assujetti à un groupe et à ses contraintes et de ne plus se perdre, d’avoir des repères. Cela permet également de toucher des nouveaux publics et d’enrichir son offre (Exemple du « Geocaching » - Chasse au trésor dans le Doubs, « Le Doubs GPS Safari » : une sélection de 21 parcours de cette nouvelle forme de randonnée assistée par GPS est ainsi répertoriée dans le guide. Chaque fiche comporte les coordonnées satellites du point de départ, l’énigme à résoudre, les niveaux de difficulté de l’itinéraire et du trésor à découvrir ainsi que la durée approximative de la balade. Un encadré indique les sites touristiques proches à visiter : découverte du patrimoine naturel, sites patrimoniaux ou gastronomiques.
L’enjeu est de toucher un nouveau public auquel il faut proposer d’autres activités. Les nouvelles générations viendront à la visite culturelle ou touristique avec comme motivation de trouver nouvelles applications à leur compagnon (portable, PDA…).
Journée de formation sur les audioguides à Périgueux
22 mai 2008
J’ai eu le plaisir d’intervenir le 15 mai 2008 à une journée de formation de la MOPA sur les audioguides. Ma présentation ci-dessous portait sur la demande et les offres en matière d’audioguides ?
Toutes les interventions de la journée sont disponibles sur le site Internet de la MOPA.
Etude sur les réseaux sociaux
13 mai 2008
Une intéressante étude statistique sur les réseaux sociaux du cabinet américain Universal McCann est sortie récemment. Certes, elle ne concerne pas spécifiquement le tourisme mais apporte des éclairages intéressants sur les usages des internautes pour 29 pays avec un panel de 17 000 internautes.
Je vous laisse lire ce document qui me semble particulièrement intéressant si vous avez une part non négligeable de touristes étrangers. Comment arriver à toucher ces clientèles de la manière la plus efficiente ? Par exemple pour les “BRIC” (Brésil, Russie, Inde et Chine), on constate que les Chinois sont des gros lecteurs de blogs à 88 % dont 46 % tous les jours. Il n’y a hélas pas de détail par pays, mais on apprend que les blogs de voyages, on s’en doutait, sont consultés par les internautes (22,5 %). Certes ce n’est pas énorme mais c’est loin d’être négligeable. Je vous laisse prendre connaissance du reste de l’étude sur les réseaux sociaux. Il n’y a pas de surprise, c’est Myspace qui domine le marché. Le document propose aussi quelques ratios sur les plate-formes d’échanges de photos, de vidéos, des podcastings et des flux rss.
Bref un intéressant plaidoyer pour repenser sa stratégie marketing en intégrant les usages des internautes (communication axée sur les blogs, utiliser les réseaux sociaux pour instaurer le dialogue etc.), et ne pas simplement se cantonner à son site Internet… Et vous, c’est pour quand ?
Investir dans l’ingénierie touristique et la vente en ligne
1 mai 2008
Le développement de la réservation en ligne est en train de modifier sensiblement le jeu des acteurs et leur mode d’organisation : concentration, logique industrielle, rentabilité. Les organismes territoriaux et les fédérations pourraient peut-être réévaluer également revoir leur modèle à l’ère Internet : les schémas territoriaux pour la commercialisation ne correspondent plus aux pratiques actuelles et encore moins à venir des internautes : local, départemental…, centrale de réservation au niveau départemental…, d’autant plus que les investissements pour la commercialisation son élevés. D’autres stratégies pourraient être mieux adaptées aux touristes français et étrangers.
En outre la distribution impose de mettre en place une logistique plus complexe et de disposer d’un accès quasi-temps réel des disponibles (quid des petits prestataires touristiques ?).
Accroître les savoir-faire en termes de commercialisation, via des formations et le recrutement de nouveaux profils plus axés sur Internet sont des impératifs. En outre, vont émerger de nouveaux modèles économiques dans le tourisme à l’ère d’Internet. S’achemine-t-on également sur des modèles « C To C » (Par exemple des consommateurs qui s’associent pour obtenir des rabais sur des produits) ?
Si les clients utilisent surtout Internet pour s’informer et comparer, ils souhaitent de plus en plus pouvoir acheter toutes les prestations. L’enjeu pour les agences en ligne est de diversifier les services à l’instar des agences « physiques » : conseils pour mieux choisir, organisation de séjours sur mesures et surtout garanties sur les séjours-voyages (cf. par exemple le surbooking dans certains séjours de dernières minutes ou savoir sur quelle compagnie aérienne aura lieu le vol…). L’enjeu est de convaincre les consommateurs qu’ils peuvent vendre des produits élaborés.
A l’inverse, pour les agences traditionnelles, l’enjeu est de renforcer leur statut d’expertise que leur octroient les consommateurs et la confiance qui en découle.



