Journée technique tourisme et vente sur Internet – investir sans se tromper

J’ai organisé le 1er avril une journée sur la commercialisation sur Internet, suite à la publication du guide Tourisme et vente sur Internet. La journée a bien fonctionné car ce sont plus de 140 personnes qui ont pris part à cet événement. Ci-joint le powerpoint de Ludovic Dublanchet de l’ARDESI.(Either JavaScript is not active or you are using an old version of Adobe Flash Player. Please install the newest Flash Player.)Et mon powerpoint d’introduction à la journée(Either JavaScript is not active or you are using an old version of Adobe Flash Player. Please install the newest Flash Player.)

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Le contenu crée par les utilisateurs pour dynamiser les ventes

Dans l’univers communautaire du Web 2.0, ce sont les internautes qui créent, enrichissent et s’échangent le « contenu ». Dans le tourisme, cela correspond aux avis, conseils et tuyaux que les voyageurs du monde entier s’échangent sur les destinations, les bonnes adresses d’hébergement et de restauration, les « pièges à touristes » à éviter. En soi, rien de très nouveau, puisque ces pratiques existaient déjà sous d’autres formes, avant l’ère Internet et sur Internet avec les forums spécialisés.Cependant le Web 2.0 porte l’incidence potentielle de ces échanges à une échelle difficile à mettre en place auparavant. Dans les principes véhiculés par le Web 2.0, la connaissance est faite pour être partagée (Ah le concept de l’intelligence collective…), et l’information fournie par un internaute est a priori beaucoup plus « digne de confiance » que celle fournie par un marchand.La technologie permet également le développement de ces échanges, notamment avec les liens RSS qui relient entre eux des internautes qui ne se connaissent pas mais qui partagent les mêmes centres d’intérêt.La conséquence immédiate du « Web communautaires » est qu’un établissement touristique ne peut plus mentir sur son produit. Ses moindres défauts sont, potentiellement, immédiatement publiés sous formes de textes, photos ou vidéos, référencés par les moteurs de recherche et diffusés à l’échelle mondiale.Les comparateurs d’offres ont trouvé dans la publication des avis d’utilisateurs un moyen d’attirer une audience séduite par le côté communautaire (bénéficier des avis des autres et apporter le leur), et d’entretenir une relation client fondée ces principes et non pas seulement sur le souci de vendre. Mais aussi de peser sur les marchands grâce à ce pouvoir de qualification de l’offre par la demande et non plus par les normes et labels de la profession souvent vides de sens pour un client.Exemple des blogs C’est le cas d’Expedia et sa plateforme de blog, www.blogs-de-voyage.fr. Chaque année il y a un concours récompensant le meilleur blog sur un thème (développement durable par exemple). Ce sont de véritables carnets de voyage numériques et multimédia, ils permettent aux voyageurs de restituer à travers des textes, des photos, des vidéos, des sons leurs expériences et leurs souvenirs. Ils offrent aussi aux internautes une formidable mine d’idées pour mieux faire leur choix. Les blogs permettent ainsi aux voyagistes et professionnels du tourisme de « déléguer » une partie de leur mission d’information et de conseils à leurs propres clients mais aussi de se tenir informer des tendances et de ce que l’on peut dire sur sa destination. Les professionnels du tourisme institutionnels doivent avoir une politique de veille pro active sur Internet dans ce domaine. Les opérateurs ont donc compris que l’enjeu se situe au niveau de l’information touristique et essayent de devenir des producteurs de contenus touristiques. Dans ce domaine, les OT, CRT, CDT… ont une carte à jouer, d’autant plus qu’ils sont légitimes de le faire.Les wikis On peut citer par exemple le portail tourisme sur wikipedia (wikitravel). Il donne aux internautes la possibilité d’échanger des avis, des souvenirs, des bons plans et de faire de la Toile un gigantesque guide touristique (www.monvoyageur.com par exemple ou bien www.tripadvisor.com pour les avis des consommateurs sur un hôtel ou autre). Pour les professionnels ils représentent aussi une excellente opportunité de développer leur notoriété grâce au bouche à oreille et d’offrir à leur clientèle une prestation plus personnalisée et mieux en phase avec ses attentes.

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Incidence de l’évolution tourisme en ligne et des nouveaux usages (Web 2.0) sur l’industrie touristique

Les avis des consommateurs et l’achatOn pourrait dire des consommateurs experts qui prennent le « pouvoir ». Cela engendre, pour les plus jeunes générations, des consommateurs experts, utilisateurs d’outils qui leur donnent la parole : blogs, sites avec avis de consommateurs (Tripadvisor dans sa version française avec plus d’un million de visiteurs par mois). Surtout, ils sont plus exigeants notamment au niveau de l’interface et de l’ergonomie des sites et se font une opinion très rapidement sur la qualité d’un site. Devant cette prise de pouvoir par les internautes qui déposent avis et commentaires, participent à des forums, créent des carnets ou des blogs de voyage, mettent en ligne leurs photos et vidéos induit une évolution sur les modes d’achats (facteurs décisifs pour l’achat, la manière de communiquer, de fidéliser…).Plusieurs données permettent d’attester que les internautes attachent toujours une attention très importante aux avis des autres utilisateurs : Un internaute sur trois a déjà consulté un avis de consommateur ou un blog avant d’acheter un produit touristique. 44 % des internautes interrogés par Benchmark Group déclar[e]nt s’être servis des blogs pour choisir le site sur lequel ils ont réservé leur voyage. 59 % des internautes indiquent également qu’ils ont eu envie de visiter un pays ou une région suite à la lecture d’un blog, et en sens inverse, ces blogs de voyage ont également eu pour effet de dissuader 28 % d’internautes de visiter une région. Par exemple 60 % des clients qui réservent sur le site Venere.com ont consulté les avis clients et le site de réservation hôtelière a noté une nette amélioration du taux de transformation dès lors que les internautes consultent la page des avis.

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La vente en ligne dans le tourisme : les conditions du marché

On a longtemps perçu Internet comme un nouvel eldorado pour la commercialisation mais il a tendance à se faire attendre… Globalement, on sait que bien que la grande majorité des sites réalise un nombre relativement limité de ventes par mois. Si on consulte les résultats sur l’e-commerce de la FEVAD, on se rend compte que les 32 plus gros sites de vente en ligne (sur 17 500 recensés) réalisent à eux seuls 42% du chiffre d’affaires de l’e-commerce français. On en vient à se dire que l’Internet est certes l’eldorado pour certains, mais que pour autant le challenge n’est pas gagné d’avance pour tous. S’il est vrai que le marché des internautes ne cesse de croître, le secteur connaît une concurrence féroce entre acteurs de l’offre touristique. Aujourd’hui, le marché français est dominé par des opérateurs puissants et cinq sites Internet concentrent 94% des visites (voyages-sncf…).Le secteur est de plus marqué par d’importantes opérations de concentration. Par exemple, Opodo, filiale du GDS Amadeus depuis 2004, a racheté Karavel-Promovacances en février 2005 puis Vivacances. Travelocity, filiale du GDS Sabre a racheté, Lastminutes.com courant 2005. Ces opérations se sont poursuivies en 2006 et 2007. Il y a en outre l’arrivée de nouvelles agences en ligne sur le marché français. C’est le cas par exemple de XL.com, lancé en France en décembre 2006.En conséquence, dans une atmosphère très concurrentielle, les sites Internet ont tendance à se copier les-uns les autres. Cela a pour conséquence de faire converger les sites e-commerce, évoluant dans le même secteur, vers des ergonomies similaires. Il est dès lors difficile pour les consommateurs de reconnaître une marque ou une enseigne, ou bien une spécificité produit.Parmi cette surabondance de sites Internet aux investissements de fonctionnement et de promotions de plus en plus onéreux (course à l’audience induit un référencement coûteux et des campagnes e-marketing de plus en plus segmentés). L’enjeu est dès lors de parvenir à se différencier sur Internet.Une des opportunités les plus intéressantes offertes par Internet pour le tourisme diffus ou bien le tourisme de niche est certainement le principe de la « longue traine ». Cela désigne dans notre cas présent des séjours, hébergements… qui se vendent en proportion réduite (manque de notoriété, capacité de promotions faibles, clientèles réduites car tourisme de niche), mais dont la somme des ventes pourrait collectivement dépasser la vente des produits les plus vendus. L’enjeu à ce niveau pour les distributeurs est donc de pouvoir agréger cette offre diffuse sur leur site Internet afin de proposer aux clients une offre la plus diversifiée possible, mais aussi d’envisager des portails à dimension nationale sur des secteurs de niche. Les OT, CRT et CDT ont dans ce domaine un rôle intéressant et central à jouer.On peut prendre comme exemple celui des GDS avec la politique actuellement menée par Amadeus. Aujourd’hui, il est possible de réserver dans 75 000 hôtels via Amadeus, soit 10 000 hôtels supplémentaires par rapport à 2005. Considérant que de plus en plus d’hôtels indépendants sont intégrés dans la base Amadeus, une augmentation de la flexibilité dans la recherche constituera ainsi pour les agences de voyages une aide précieuse afin de choisir l’hôtel idéal du client. Cela aura pour effet d’augmenter la « Longue Traîne » du contenu hôtelier et de générer ainsi des réservations, des revenus et de la rentabilité pour les hôtels distribués par l’intermédiaire d’Amadeus. L’enjeu n’est-il pas le « contrôle » de l’information touristique ?

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Commercialisation sur Internet : etourisme en bref

Une petite synthèse rapide que j’avais faite sur la commercialisation en ligne dans le tourisme.L’e-tourisme en bref

  • Les Français sont de plus en plus adeptes d’Internet pour acheter ou chercher des informations sur leurs voyages car près de 3 internautes sur 5 achètent leurs voyages sur Internet (mai 2007).
  • Internet continue de bouleverser le marché touristique en dessinant de nouveaux modes de distribution et de nouveaux comportements d’achat en raison de la croissance globale du nombre d’internautes (grâce à la hausse du niveau d’équipement) et de l’amélioration de la qualité de connexion permettant un enrichissement des contenus (images, son, vidéos).
  • De manière générale, les acteurs du voyage et du transport et de l’hôtellerie positionnés sur Internet continuent de gagner des parts de marché sur les circuits de distribution traditionnels (En 2006 ventes en ligne 10 % du marché). La croissance du marché en ligne (+ 35 %) demeure légèrement supérieure à la croissance globale du commerce électronique en France (33%). Le tourisme sur en ligne, 4,235 milliards € en 2006, pèse pour presque la moitié de la valeur du commerce électronique B to C dans son ensemble. Après une croissance initialement basée sur les vols secs et les déstockages de « dernière minute » à prix bradés, les opérateurs touristiques du Net entrent dans une phase plus innovante, grâce à des moyens technologiques encore renforcés.

Axes de développement du secteur

  • La visibilité : la visibilité est un des enjeux clés pour les sites Internet dans le tourisme et la profusion de sites web induit des investissements en termes de promotion afin d’être repéré par l’internaute (référencement, achats de mots clés…). Aujourd’hui, compte tenu des enjeux financiers liés aux investissements technologiques et promotionnels, il faut favoriser la mutualisation des coûts.
  • Formation / sensibilisation (y compris sur le plan législatif et réglementaire) aux nouvelles technologies : la profusion des sites et une intégration plus forte de la technologie par les acteurs du tourisme est nécessaire en raison de la globalisation du haut débit (+ de la moitié des internautes) et des nouvelles opportunités liées à la mobilité (Wifi, Wimax, Géolocalisation, puces RFID).
  • Investir dans l’ingénierie Internet et la vente en ligne : La réservation en ligne est en train de modifier sensiblement le jeu des acteurs et leur mode d’organisation, non seulement dans les secteurs déjà soumis à des logiques industrielles comme le transport aérien et l’hôtellerie de chaîne mais aussi dans les secteurs plus diffus ou plus traditionnels comme la location de vacances ou l’hôtellerie de plein air. S’ils ne sont pas soumis de la même façon aux contraintes du marché et de la rentabilité, les organismes territoriaux sont également concernés par ces perspectives et se doivent de réviser les schémas sur lesquels ils avaient organisé leur politique de commercialisation (niveau communal, départemental et régional).

Comment travaille-t-on sur ce thème à ODIT France ?

  • Appui / conseil aux collectivités, réseaux d’offreurs pour accompagner/repenser la viabilité des outils de vente en ligne
  • Appui / conseil aux institutionnels et réseau d’offreurs pour mieux optimiser les sites Internet (solutions technologiques, sensibilisation aux données du de marchés, à la réglementation, actions de visibilité, référencement, qualité et analyse de la fréquentation…

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